Communiquer avec ses proches en situation de handicap

Le mot handicap recouvre des situations qui n’ont presque rien en commun. Un obstacle moteur, un trouble cognitif et une déficience visuelle ne posent pas les mêmes difficultés face à un écran, et n’appellent pas les mêmes réponses.

Cette page distingue ces trois cas. Elle s’adresse aussi bien à la personne concernée qu’à son entourage, et décrit ce que Marcel permet, ce qu’il ne permet pas, et ce qu’il faut vérifier avant de commander.

Trois types d’obstacles, trois réponses différentes

Un outil de communication peut être parfaitement adapté à une situation et totalement inutilisable dans une autre. Voici les obstacles que nous rencontrons le plus souvent, regroupés par nature.

Situations motrices

L’intention est là, le geste ne suit pas toujours.

  • Tenir un téléphone pendant toute une conversation demande une force et une position qui fatiguent vite.
  • Viser une petite cible tactile est difficile quand la main tremble ou que l’amplitude est réduite.
  • Un appareil qui tombe est un appareil hors service, et souvent hors de portée.
  • Décrocher dans un délai imparti met une pression inutile.

Situations cognitives

Ce n’est pas l’envie qui manque, c’est la charge que demande l’outil.

  • Les interfaces qui changent d’un jour à l’autre obligent à réapprendre en permanence.
  • Une action qui suppose quatre étapes successives est abandonnée avant la fin.
  • Trop d’éléments à l’écran rend le choix impossible plutôt que large.
  • Les notifications qui surgissent interrompent ce qui était en cours.

Situations sensorielles

L’information est bien affichée, mais elle n’arrive pas.

  • Les caractères fins et les contrastes faibles rendent un texte illisible en basse vision.
  • Certaines lettres se confondent d’autant plus que la police n’a pas été conçue pour être distinguée.
  • Un appel uniquement sonore ne passe pas quand l’audition est réduite.
  • Un message vocal sans transcription est perdu pour la personne à qui il s’adresse.

L’accessibilité n’a pas été ajoutée après coup

La plupart des appareils grand public proposent des options d’accessibilité, à condition d’aller les activer dans un menu. Ici, ce sont les réglages par défaut.

Une police conçue pour être distinguée

Tout le produit utilise Atkinson Hyperlegible, dessinée pour le Braille Institute of America. Chaque lettre y est volontairement différenciée, pour éviter les confusions entre le i et le l, ou entre le B et le 8, y compris en basse vision.

Des contrastes vérifiés

Les couleurs de l’interface sont testées pour rester lisibles, et l’information n’est jamais portée par la seule couleur. Un élément important est aussi signalé par un texte ou un pictogramme.

De grandes zones tactiles

Chaque action occupe une tuile large, avec une zone de clic plus grande que l’élément visible. Un appui imprécis fonctionne quand même.

Aucun identifiant, aucun mot de passe

Rien à saisir, rien à mémoriser, rien à retrouver. C’est autant un choix d’accessibilité qu’un choix de simplicité.

Les appels sous-titrés

Ce que dit votre interlocuteur s’écrit à l’écran pendant la conversation. Un message vocal reçu peut de la même façon être lu plutôt qu’écouté.

Les appels simplifiés

Un écran qui ne change pas

Les mêmes éléments aux mêmes endroits, sans fenêtre qui surgit ni mise à jour qui déplace un bouton. Ce qui a été appris une fois reste valable.

La tablette

Ce qui se règle, et selon quel besoin

Tous ces réglages se pilotent à distance, depuis le téléphone d’un proche ou d’un professionnel autorisé. La personne équipée n’a jamais à entrer dans un menu.

Pour un obstacle moteur

Le décroché automatique
L’appel s’ouvre sans aucun geste. Il n’y a plus de délai à respecter ni de cible à viser.
Le nombre d’éléments à l’écran
Moins de tuiles signifie des tuiles plus grandes, donc des cibles plus faciles à atteindre.
La tablette reste posée
Elle est branchée en permanence et n’a pas à être tenue pendant la conversation.

Pour un trouble cognitif

Les fonctions affichées
Vous pouvez n’en laisser qu’une ou deux, et en ajouter plus tard si l’usage s’installe.
Le libellé des contacts
Un prénom accompagné du lien de parenté ou du rôle évite un temps d’hésitation.
L’ordre des tuiles
Fixé une fois pour toutes. Ce qui a été repéré à un endroit y reste.

Pour une déficience sensorielle

La taille du texte
Déjà supérieure à la moyenne par défaut, et augmentable au delà.
Le sous-titrage des appels
Activable en permanence, pour que la conversation reste suivie même sans le son.
La lecture à voix haute
Un message écrit peut être entendu plutôt que lu, quand c’est la vue qui gêne.

À domicile, en habitat inclusif ou en établissement

La tablette fonctionne de la même façon dans les trois cas. Ce qui change, c’est qui l’installe, qui la règle, et qui figure dans le cercle des personnes autorisées.

Au domicile

C’est la famille qui commande, installe et règle. Les auxiliaires de vie qui interviennent peuvent être ajoutés au cercle si la personne le souhaite, par exemple pour signaler un passage ou une absence.

En habitat inclusif

La tablette reste l’outil personnel de la personne, dans son logement. Elle ne dépend pas du réseau du lieu et n’est pas partagée avec les autres habitants. Le porteur du projet peut de son côté disposer d’un écran collectif pour les informations communes.

En établissement

La tablette suit la personne. Si la structure est elle-même équipée, les équipes et la famille peuvent partager le même fil d’actualité, chacun avec ses propres droits.

Vous travaillez dans une structure du champ du handicap ? Voir Marcel pour les établissements

Ce que Marcel ne fait pas

Mieux vaut le savoir avant de commander qu’après réception.

  • Il ne se pilote pas par aide technique externe L’interface fonctionne au toucher. Si la personne utilise un contacteur, un pointeur oculaire ou une commande vocale dédiée, écrivez-nous avant de commander pour vérifier ce qui est possible dans son cas précis. Nous poser la question
  • Ce n’est pas une aide technique prise en charge Nous ne pouvons garantir aucun financement au titre de la prestation de compensation du handicap. Si vous constituez un dossier, posez la question à votre MDPH : les pratiques varient d’un département à l’autre.
  • Ce n’est pas un dispositif médical Aucun capteur, aucune mesure, aucune alerte automatique. Marcel ne se substitue pas non plus à un dispositif de téléassistance.
  • Il ne permet pas de surveiller Personne ne peut activer la caméra ou le micro à distance. Le décroché automatique, quand il est activé, ouvre un appel visible et audible dans la pièce. Il se décide avec la personne concernée quand elle est en mesure de le faire.
  • Ce n’est pas un accès à internet Ni navigateur, ni boutique d’applications, ni réseaux sociaux. Si la personne utilise déjà un ordinateur ou un smartphone de façon autonome, Marcel n’a probablement pas d’intérêt pour elle.

Où se renseigner

Pour les démarches, les droits et l’accompagnement au quotidien, ces interlocuteurs seront plus utiles que nous.

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